Observation nationale
Dans le cadre de la politique de la ville, la démarche d'observation vise à collecter, organiser et traiter des données quantitatives et qualitatives dans le but de suivre l'évolution socio-économique des quartiers en difficultés et d'en mesurer les écarts de développement au reste du territoire. L’observation est ainsi un outil de connaissance du territoire et d’aide à la décision pour la définition des politiques à mettre en oeuvre.
La loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er aout 2003 a donné pour objectif à la politique de la ville « la réduction des inégalités et des écarts de développement entre territoires » dans cinq grands domaines : l'habitat, l'emploi et l'activité économique, la réussite scolaire, la santé, la sécurité et la tranquilité publique. Les objectifs à atteindre au niveau national sont définis par l’annexe 1 de la loi et son annexe 2 en précise les champs d'application et les indicateurs nationaux s'y afférents.
Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus)
L’Observatoire national des zones urbaines sensibles a été créé par la loi du 1er août 2003 (Art. 4). Il est chargé de mesurer l’évolution des inégalités sociales et des écarts de développement dans les zones urbaines sensibles, de suivre la mise en oeuvre des politiques publiques en leur faveur, de mesurer les moyens spécifiques mis en oeuvre et d’en évaluer les effets par rapport aux objectifs et aux indicateurs de résultats que la loi mentionne en annexe 2.
L’Onzus prépare un rapport annuel afin que le Gouvernement présente au
Parlement, au
plus tard à l’ouverture de la session ordinaire, un bilan sur
l’évolution des zones
urbaines sensibles et des zones franches urbaines ; la présentation de
ce rapport donne
lieu à un débat d’orientation devant chacune des deux assemblées.
L’observatoire s’appuie sur les informations que lui communique l’État
et ses établissements
publics. Si nécessaire, il a aussi la possibilité de demander aux
collectivités territoriales
et leurs établissements publics les éléments nécessaires à
l’accomplissement de sa
mission.
Un décret
du 22 octobre 2004 (n°2004-1135) en précise
l’organisation : un conseil
d’orientation définit
le programme de travail et décide des enquêtes, exploitations
statistiques et études à
conduire ; chaque année, il valide et transmet au ministre chargé de la
politique de la ville
un rapport sur la situation et l’évolution des zones urbaines
sensibles. Sa composition
souligne sa dimension interministérielle et traduit l’engagement des
principales
administrations de l’État ou des établissements publics nationaux à
contribuer à sa
mission. Le fonctionnement de l’Onzus est assuré par un secrétariat
rattaché à la Délégation Interministérielle à la Ville,
en charge notamment de la mise en oeuvre du programme de travail. Il
lui incombe de
conduire les études et les enquêtes qui fourniront la matière du
rapport annuel dont il
assure la préparation.
Cet
observatoire a été créé par l’État dans le but de construire une
vision d’ensemble des Zones
urbaines sensibles (ZUS) du territoire national, et
d’apporter une analyse globale sur la
dynamique générale et
sur les accroissements ou les réductions des écarts entre
les ZUS et le reste du
territoire d'une part et entre les ZUS elles-mêmes d’autre
part.
Avec la signature des contrats urbains de cohésion sociale couvrant la
période 2007-2009, les missions de l’Onzus ont été élargies à
l’observation des
quartiers prioritaires
désignés dans ces contrats ; l'objectif consiste à rassembler,
sur ces quartiers,
les principaux indicateurs déjà disponibles sur les ZUS, la première
production nationale
de données sur la géographie prioritaire des Cucs étant prévue au 2nd
trimestre 2009. Ce
matériau pourra notamment être mobilisé dans les travaux de suivi et
d’évaluation des
contrats. Il alimentera également les réflexions préalables à la
révision quinquennale de
la liste des ZUS dont le principe a été acté dans la
loi de
finances 2008 (Art. 140),
et qui doit intervenir pour la première fois en 2009.
L’Onzus est également l’interlocuteur des collectivités en matière
d’observation des ZUS et des
autres quartiers prioritaires de la politique de la ville (et plus
généralement de l'observation
infracommunale), à même de faire le lien, en partenariat fort avec
l’Insee, entre les dispositifs locaux et les directions statistiques
des principaux
ministères. L’enjeu pour l’observatoire national est d’aider les
acteurs locaux à remplir les obligations d’observation et d’évaluation instaurées dans les contrats urbains de cohésion sociale, et de
proposer des pistes de travail pour la mise en place d'une observation
locale bien articulé avec l’observatoire national en
évitant notamment des doublons
dans la collecte des données.
Les données statistiques mobilisées par la Délégation
interministérielle à la Ville auprès de ses
partenaires, notamment des services de
l'INSEE, sont disponibles à l'Onzus et en partie diffusées via le SIG
Ville. Elles
sont par conséquent
accessibles aux services déconcentrés de
l’Etat et partenaires de la politique
de la ville sans contractualisation préalable : indicateurs
disponibles sur le SIG
Ville
Mise à jour le 01/04/2009

